Se connecter à la terre avec des chaussures plein cuir – Caroline Vigneron

Caroline Vigneron, naturopathe, auteure du blog naturopatypique

Article signé par Caroline Vigneron,
notre naturopatypique préférée
naturopatypique.com

POURQUOI des Chaussures PLEIN CUIR ?

La connexion à la terre, ou « earthing » en anglais, est un pilier de la santé. Elle n’est pas encore reconnue comme telle par la médecine occidentale, mais quand on a quelques connaissances en physiologie, quand on lit les publications scientifiques qui lui sont consacrées, quand on écoute les électro-hypersensibles (EHS) qui sont capables d’en sentir les effets, il est inévitable de la voir ainsi, comme indispensable à la Vie en pleine santé.

Si nous vivions en Afrique, en brousse ou au Maghreb, en Amérique du Sud, en Amazonie ou encore en Australie, avec les aborigènes, le climat autant que le terrain nous permettraient de passer toute l’année « connectés » à la terre, à la terre sur le plan électrique, au naturel, c’est à dire pieds nus sur un « vrai » sol, un sol vraiment naturel, un sol qui n’aurait jamais subi aucune perturbation « géobiologique » d’aucune sorte (asphalte, terre remuée à la pelleteuse, dalle en béton armé contenant des additifs issus de la pétrochimie, méthode de culture intensive avec pesticides, conflits de famille et de voisinage, guerre…).

Il serait sans doute possible de méditer longuement sur l’impact de la déconnexion à la terre au niveau de la société, sur l’impact du port de chaussures et de la vie hors-sol (sur asphalte, PVC, moquettes, en étage, sur semelles caoutchouc ou plastique, matelas synthétique et même planchers bois…). Quel impact a pu avoir cette vie « déconnectée » durant des siècles, voir des millénaires, son impact sur les mentalités, sur l’apparition de la croyance que l’être humain est séparé de son environnement et sur le développement d’un mode de vie anti-écologique. La vie hors-sol remonte en effet à loin, elle a commencé avec les premiers palais, les temples, les maisons à étages, les planchers en bois, les calèches… Cette croyance que nous sommes « en dehors » de la nature pourrait bien être en partie enracinée dans cette déconnexion physique, qui a des effets profonds sur la physiologie et donc sur la sphère « psy », puisque l’un et l’autre sont interdépendants.

Bien sûr, beaucoup d’autres facteurs nous ont amenés à créer cet espèce de monstre anti-Vie qu’est la société moderne : l’alimentation inadaptée (voir mon article sur la nutrition anti-inflammatoire et antioxydante), la doxa capitaliste…

Certains occidentaux, comme Lynx Vilden https://youtu.be/NqNYM07ling ou Alain Djouad Guibert https://youtu.be/ukS4G4pp7gA, préfèrent tout quitter, même sans être forcément EHS (ou bien en l’étant sans le savoir), tant la « civilisation » leur est devenue invivable.

Pour ceux qui ne peuvent pas « tout quitter » et qui vivent sous un climat qui ne permet pas de passer toute l’année pieds nus, et surtout pour ceux – comme les EHS, qui ont besoin d’appliquer des mesures drastiques pour réussir à survivre dans cette civilisation, pour que leur corps tienne le choc, il est indispensable d’avoir des outils de connexion à la terre simples, efficaces, et accessibles financièrement.

La chaussure « plein cuir » fait partie de ces outils, d’une part si indispensables, et d’autre part devenus si difficiles à trouver en magasin qu’il faut bien tout un article pour motiver et aider à la trouver ! Le cuir est un matériau semi-conducteur qui, une fois légèrement humidifié par l’humidité de l’air et de la peau, devient relativement conducteur, moins conducteur que du métal mais suffisamment pour que nous ne soyons pas hors-sol et, qui plus est, le cuir est nettement plus « biocompatible » que du synthétique issu de la pétrochimie. On est à la terre sur du cuir quand on se tient sur un sol naturel ou relativement naturel (carrelage à l’ancienne, non ciré, terre cuite…).

Le jour où j’ai pris conscience de la différence entre être à la terre et en être isolé, le jour où j’ai enfin pris conscience que la « connexion » me vivifiait, et qu’être hors-sol me faisait dépérir, qu’il me fallait donc passer un maximum de temps à la terre pour me régénérer, j’avoue que j’ai un peu paniqué parce que j’ai aussi réalisé à quel point la société moderne s’applique à répandre partout des matériaux isolants électriques.

Allez dans n’importe quel magasin de chaussures : non seulement il sera entouré d’asphalte mais le sol du magasin sera probablement recouvert d’un matériaux isolant électrique (PVC, moquette, bois…) et, en plus, la totalité ou quasi totalité des chaussures seront équipées de semelles plastiques ou caoutchouc et les seules chaussures plein cuir fermées, adaptés à l’hiver, comme certaines Santiags, y seront hors de prix.

Les électrosensibles ont besoin d’alternatives mais où en trouver ?

 

Où trouver des chaussures plein cuir ?

Les magasins ou les boutiques en ligne

Il est parfois possible de trouver des chaussures plein cuir en magasin et, à défaut, en boutique en ligne et sur les sites des fabricants :

Selon les modèles, ces chaussures sont plein cuir ou pas ! En cas d’achat en ligne, il faut bien lire les descriptions ! En général, elles ont une talonnette antidérapante en synthétique qui ne gêne pas trop. Les Made In Romans ont un coussinet de rembourrage sous la semelle intérieure mais seulement sous la moitié du pied.

Les fournisseurs alternatifs

– Les friperies, les magasins Emmaüs, les vides greniers et sur internet (Le Bon Coin, Ebay…). Il sera parfois possible d’y trouver les marques citées ci-dessus ou d’autres.
Par exemple, une chaussure haut de gamme « vintage » plein cuir des années 1970 pourra convenir si elle n’a pas été ressemelée avec du synthétique.

– Les boutiques de costumes « historiques », les foires médiévales et peut-être dans certains magasins « ethniques » (babouche, jutti…). Mais bien vérifier que la chaussure est plein cuir car elle a parfois une semelle en « crêpe » ou un coussinet de rembourrage en synthétique sous toute la semelle intérieure :

– Les boutiques web spécialisées dans le « earthing » et les chaussures de earthing :

– Les boutiques de chaussons (isolants électriques mais biocompatibles) : charentaises traditionnelles, chaussons en laine et/ou cuir, en peau retournée, comme on en trouve parfois sur les marchés de Noël :

 

Et peut-être, un jour prochain, pourrons-nous espérer trouver facilement non seulement des chaussures plein cuir à petit prix mais aussi des ateliers, des stages pour apprendre à confectionner nous-mêmes des chaussures, des mocassins, des bottes, des babouches… ?

Des chaussures confectionnées avec des cuirs issus d’élevages éthiques et locaux, obtenus par tannage végétal (ou tannage par séchage ?), cousus à la main (sans énergie nucléaire) avec du fil bio etc… Autrement dit des chaussures qui conviendront autant aux électrosensibles qu’aux multi-chimicosensibles, aux fans de matériaux biodégradables et renouvelables, aux adeptes du bushcraft et du survivalisme, aux hygiénistes, aux praticiens de soins énergétiques, aux géobiologues etc…

N’hésitez donc pas à transmettre cet article à ceux qui travaillent le cuir, qui fabriquent des chaussures « historiques », aux gérants de magasins de chaussures, si vous en connaissez. Ils pourraient développer des chaussures de « earthing » à prix accessibles pour les EHS.

Le degré de pollution électromagnétique étant de plus en plus élevé, de plus en plus de gens deviennent électro-hypersensibles et ainsi, à terme, le marché du « earthing » pourrait bien se développer !

Caroline Vigneron

 

 

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