La biocompatibilité des matériaux – Caroline Vigneron

Caroline Vigneron, naturopathe, auteure du blog naturopatypique

Article signé par Caroline Vigneron,
notre naturopatypique préférée
naturopatypique.com

Les pollutions électromagnétiques

Beaucoup d’électro-hypersensibles, comme les grands médias, ont tendance à se focaliser sur les nuisances électromagnétiques provenant des technologies sans fils, c’est-à-dire sur les Champs Électro Magnétiques (CEM) de hautes fréquences (aussi appelés radiofréquences) émis par le Wi-Fi, les téléphones portables, les antennes-relais, le Bluetooth, les radars, les antennes de gendarmerie…

Ce sont souvent ces types de CEM qui déclenchent l’électro-hypersensibilité ou bien la révèlent, ils sont souvent la goutte d’eau environnementale qui appuie sur la gâchette génétique et provoque toute une cascade de pathologies plus ou moins sévères (troubles cognitifs, troubles du sommeil, tumeur, sclérose en plaque, neuropathie, fatigue chronique…).

Mais l’électrosensibilité est là dès le départ, puisque la Vie est électrosensible. Même du temps où les technologies sans fil n’existaient pas, une simple surexposition à des CEM basses fréquences (émis par toute installation électrique sous tension) pouvait (et peut toujours) déclencher ces mêmes problématiques.

Le premier électro-hypersensible de l’histoire semble avoir été Nikola Tesla, et bien des pathologies dites de « civilisation » pourraient être au moins en partie causées par une exposition chronique aux CEM artificiels en tous genres.

Ce n’est pas parce qu’on ne sent pas quelque chose que cette chose ne nous affecte pas, c’est vrai autant pour l’oxygène, pour le gaz carbonique, que pour les CEM.

Sensibilité aux propriétés électromagnétiques des matériaux

D’autres sources de pollutions électromagnétiques, souvent complètement ignorées par beaucoup d’électro-hypersensibles, sont les propriétés électromagnétiques des matériaux : matériaux de construction, vêtements, bijoux, dispositifs médicaux, lits et literie, mobilier… C’est ce que les thérapeutes en « énergétique » ou géobiologues appelleraient les propriétés « énergétiques » des matériaux.

Un revêtement de sol en plastique, comme un plancher flottant ou un isolant plastique en-dessous d’un plancher en bois pourra nuire grandement à un électro-hypersensible, au moins autant, sinon plus qu’une antenne relais située à 2km de là : troubles cognitifs, cardio-vasculaires, frilosité, fatigue, fréquente envie d’uriner… Idem pour les vêtements en polyester, en élasthanne, les élastiques, les protections intimes, les fermeture Éclair, les lunettes…

Les matériaux qui posent le plus souvent des problèmes de biocompatibilité sont :
– les isolants électriques synthétiques (plastiques) ;
– les conducteurs électriques synthétiques (métaux) ;
– les matériaux non-naturels issus de la pétrochimie ou très transformés (latex, viscose, teintures…)

Un matériau est toujours plus ou moins conducteur ou isolant, toujours plus ou moins « naturel ».

La conductivité et le « naturel » d’un matériau sont toujours relatifs, situés quelque part sur un spectre assez large. Tel objet sera plus ou moins conducteur/isolant, plus ou moins naturel/synthétique, plus ou moins biocompatible/bio incompatible.

Et tel matériau synthétique, comme un composite utilisé par un dentiste pourra être biocompatible pour telle personne et pas pour telle autre, c’est aussi une question de sensibilité personnelle.

Un plancher en bois est un isolant électrique mais il est naturel. Il sera donc en général biocompatible, mais plus il sera traité, peint, ciré, vitrifié, moins il sera biocompatible et plus il risquera d’être problématique.

Il est aussi rarement posé tel quel sur la terre, on place souvent d’autres matériaux en-dessous et ce sont tous les matériaux à proximité du corps, tous ceux situés entre la terre, le corps et le ciel qui doivent être pris en considération, pas seulement ceux en contact direct avec le corps.

Dans une maison, le sol PVC du rez-de-chaussé pourra vous affecter même si vous êtes à l’étage sur un plancher en bois brut. C’est votre propre champ électromagnétique, qui rayonne à plusieurs mètres de vous, qui vous permet de « capter » les informations électromagnétiques de ces matériaux.

Le béton est synthétique mais conducteur et souvent relativement biocompatible, il permet de se mettre à la terre mais il sera susceptible de poser problème s’il contient des additifs issus de la pétrochimie, si son armature n’est pas mise à la terre, s’il a été coulé sur du plastique ou dans un cadre en moellons qui, eux, sont beaucoup moins naturels que du béton brut parce qu’ils contiennent en général des additifs issus de la pétrochimie. Et un béton riche en gravier et en sable aura tendance à être plus biocompatible qu’un béton riche en ciment.

Un matériau qui « respire », relativement poreux au niveau moléculaire, qui laisse circuler l’humidité et l’air aura tendance à être plus biocompatible qu’un matériaux non poreux qui empêche la circulation de ces flux, mais ce n’est pas une règle d’or : un tissu en polyester est très poreux, il est pourtant très bio incompatible !

C’est à chacun de s’interroger sur sa propre sensibilité, sur ce qui pourrait lui nuire sans qu’il en ait conscience : les stérilets et autres dispositifs médicaux, les bijoux, le sol, les matelas, les vêtements, les élastiques…

Caroline Vigneron
10 avril 2019

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