Nutrition : Les antioxydants – Caroline Vigneron

Cœurs d'EHS antioxydants Caroline Vigneron
Caroline Vigneron, naturopathe, auteure du blog naturopatypique

Article signé par Caroline Vigneron,
notre naturopatypique préférée
naturopatypique.com

Réparer c’est bien. Éviter les dégâts, c’est mieux !

Les anti-oxydants sont à la base des traitements préconisés aux électro-hypersensibles (EHS) par les spécialistes de l’électro-hypersensibilité (EHS), puisque l’exposition aux Champs Électro Magnétiques artificiels (CEM) a un effet pro-oxydant (entre autres).

Les CEM favorisent un phénomène qu’on peut comparer à celui de la rouille qui affecte le fer. En biologie, en physiologie humaine, on appelle ce phénomène « stress oxydatif » (ou stress oxydant) : le corps est agressé par des « radicaux libres » qui empêchent les cellules de fonctionner normalement, les endommagent, peuvent endommager l’ADN… Les anti-oxydants vont jouer le rôle d’anti-rouille, d’anti radicaux libres, ils vont aider le corps à prévenir et/ou à réparer les dommages du stress oxydatif.

Beaucoup des antioxydants préconisés en cas d’EHS sont des micronutriments qu’on trouve normalement dans l’alimentation, lorsqu’elle est de bonne qualité. Certains de ces anti-oxydants sont très connus, comme les vitamines, les minéraux, les oméga 3…, d’autres le sont un peu moins, comme la mélatonine ou la papaye fermentée. Des plantes médicinales, comme le ginkgo biloba, sont aussi souvent préconisées, elles sont toutes riches en anti-oxydants, c’est d’ailleurs en partie ce qui les rend « médicinales ».

Il est cependant important d’avoir conscience que le stress oxydatif peut être provoqué par d’autres facteurs que les CEM : la pollution de l’air (particules fines, métaux lourds…), les traces de pesticides et fongicides dans les aliments, le stress relationnel, les perturbateurs endocriniens (pesticides, contraception hormonale etc.), une alimentation « normalo-moderne » carencée en vitamines, en minéraux, en graisses de qualité…, une flore intestinale déséquilibrée (antibiotiques, chlore de l’eau du robinet, pesticides…), un manque ou un excès d’activité physique, l’exposition à la lumière bleue des écrans (qui réduit la production de mélatonine, hormone du sommeil et puissant antioxydant), une surcharge de travail, un manque de « temps pour soi », un manque de sommeil, une intoxication chronique aux métaux lourds (amalgames dentaires au mercure, vaccins, pollutions de l’air, poissons de mer contaminés, thermomètre au mercure brisé etc.), vie hors-sol (isolée de la terre sur le plan électrique, sur des isolants électriques – voir le topo sur la connexion à la terre)…

En naturopathie hygiéniste, on considère que toutes les conditions de vie anti-physiologiques, anti-naturelles, non-adaptées à notre physiologie, sont pro-oxydantes (et pro-inflammatoire, pro- « encrassement »).

Vivre à la campagne, au grand air, au calme, au contact de la terre…, c’est physiologique et anti-oxydant. Vivre dans des logements hors-sol, des « fours à micro-ondes » saturés de CEM, entouré de matériaux isolants électriques (PVC, polyester…), dans le stress, la pollution…, est anti-physiologique et pro-oxydant.

Nous avons tous une certaine capacité de résistance au stress oxydatif, cette capacité varie en fonction de facteurs génétiques (héréditaires) et environnementaux (conditions de vie).

Un EHS est quelqu’un qui a dépassé sa capacité de résistance au stress-oxydatif et qui doit prendre des mesures drastiques pour s’en protéger et pour en réparer les dégâts. On ne peut pas changer nos gênes mais on peut changer nos conditions de vie. Se protéger autant que possible de tous les CEM est une de ces mesures de protection de bases, essentielle. Se supplémenter en anti-oxydants est une autre mesure nécessaire.

Mais il est important de comprendre qu’il existe deux types de « traitements » anti-oxydant :

1° Éviter les sources de stress oxydatif.

2° Réparer les dommages du stress oxydatif.

On comprendra aisément que la mesure la plus efficace et la plus économique est la n°1 !

Réparer c’est bien. Éviter les dégâts, c’est mieux !

Se supplémenter en anti-oxydants aidera beaucoup à réparer et à limiter les dégâts, mais avoir une approche globale de la problématique, en faisant  autant que possible la chasse à toutes les sources de stress-oxydatif, sera indispensable sur le long terme pour espérer récupérer une meilleure tolérance aux CEM (pour pouvoir à nouveau se servir de l’électricité, pouvoir à nouveau aller faire des courses…), et tout simplement pour retrouver la santé.

Caroline Vigneron

Quelques références

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